Menu

Force territoriale

La commande d’une oeuvre artistique

Depuis l’Antiquité, le mécénat soutient la création, protège et finance les artistes, savants et hommes de lettres. Cette terminologie fait directement référence au personnage de l’histoire romaine (XVIème siècle) Caius Cilnius Maecenas. Il était fortuné et surtout l’ami d’Octave, le futur empereur Auguste, ce qui lui assura statut social et fort pouvoir d’influence politique.

Depuis, un mécène est une femme ou un homme qui consacre ses richesses mais aussi son influence à promouvoir les arts et les lettres.

La commande privée d’une œuvre d’art bénéficie de leviers décrits dans la loi du mécénat présentée par Jean-Jacques Aillagon, alors Ministre de la Culture et de la Communication (Loi n° 2003-709 du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations). En effet, les entreprises qui acquièrent des œuvres originales d’artistes vivants et les inscrivent à un compte d’actif immobilisé peuvent déduire du résultat imposable de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes, par fractions égales, une somme égale au prix d’acquisition, la déduction ainsi effectuée au titre de chaque exercice ne pouvant excéder la limite de 0,5% du chiffre d’affaires, minorée des versements effectués au titre du mécénat d’entreprise.

La commande publique d’une œuvre d’art, répond à une procédure de commande créée en 1951, modernisée au fil du temps et communément appelée « 1% artistique ». Cette obligation de décoration des constructions publiques a pour objet de contribuer à l’enrichissement du patrimoine national et du cadre de vie mais aussi elle permet la diffusion d’œuvres d’art en dehors des seules institutions spécialisées dans le domaine de l’art contemporain.

En France, depuis 1951, la commande publique a permis de financer environ 12 500 œuvres. Malheureusement ces œuvres restent souvent isolées, méconnues. Par exemple, en Picardie, territoire où nous sommes établis, le 1% artistique représente 47 œuvres (source DRAC), réparties sur 42 sites (7 dans l’Aisne, 18 dans l’Oise, 17 dans la Somme). Ces œuvres méritent d’être revues, réétudiées, revalorisées aux yeux des publics.

Ce dispositif légal a concrétisé la création d’œuvres d’artistes-plasticiens contemporains associée à la création architecturale publique.

Dans cet esprit, en décembre 2015, Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture et de la Communication, lance le programme « 1 immeuble, 1 œuvre ». Signée par 13 acteurs du secteur immobilier, la charte engage les entreprises à commander une œuvre d’art auprès d’un artiste pour tout programme d’immeuble à construire ou rénover.

Pour qu’une œuvre existe sur un territoire, il faut qu’elle ait été pensée en amont avec l’ensemble des acteurs, tant dans la question de l’usage que de la valorisation. Accompagner l’œuvre dans le temps permet d’optimiser ces investissements publics et privés par une démarche stratégique qui donne sens et révèle une identité. Une œuvre contemporaine révèle la singularité d’un projet architectural et offre une nouvelle concertation, une nouvelle adhésion pour créer ce lien entre le contenant et le contenu, entre l’immeuble et l’usager.

Les oeuvres

    • Aisne,

      Michel Quinejure
      4 artistes sur les traces de 14-18
      1998

    • Somme, Amiens
      Rives de la Somme

      Yolanda Gutiérrez
      Agualuna
      2000

    • Nord, Villeneuve d'Ascq
      École maternelle Chateaubriand

      Jean Bersoux
      Animal mythique
      1976

    • Oise, Thourotte
      Collège C. Baujoin

      PHONOTOPIE
      Avec le vent
      2011-2012

    • Nord, Villeneuve d'Ascq
      Square Georges Brassens

      Raymond Moretti
      Brassens
      1995

    • Nord, Villeneuve d'Ascq
      Cité scientifique, bâtiment A3

      Paul Belmondo
      Buste de Louis Pasteur
      1973