Paola Quilici
Paola Niuska Quilici est une artiste et poète française d'origine polonaise et vénézuélienne née en 1992.Elle obtient son master à L'Ecole Nationale Supérieure d'Arts de Paris-Cergy en 2017. Paola Quilici a exposé son travail lors d’expositions individuelles (A-frame, Placement Produit) et collectives et a publié son premier recueil de poésie en 2023 aux éditions SILO. Elle développe un langage à la frontière de l’abstraction et du symbolisme. Cet intervalle entre ressemblance et dissemblance, intime et universel, trivial et sacré, coïncidence et miracle, devient un espace d’affleurement de l’inconscient. Son travail explore la phénoménologie de ses manifestations en résonance avec l’idée jungienne d’un lexique symbolique partagé collectivement. Cherchant à créer des œuvres qui fonctionnent comme des seuils, elle invite le/la spectateurice à une expérience d’attention flottante (à l’instar de l’attitude d’un psychanalyste face à son patient), où l’interprétation devient un acte actif et intuitif.
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Mantis Ange Mantis
Année : 2024
Dimensions : 152 x 164 x 4 cm
Technique : teinture sur coton, encre, hypochlorite de sodium, mimosa, châssis en pin.
crédit photographique Raphaëlle GiarettoAssocié au poème qui suit, ce tableau fait référence au thème de l’Annonciation et à son traitement pictural durant le Quattrocento. L’architecture y est suggérée par les lignes de pli visibles, et l’événement est mis en scène par la relation entre les deux glyphes et leur disposition dans l’espace de la toile. Le parallèle entre la mante religieuse et l’archétype de l’ange renvoie à l’étrangeté d’une rencontre du troisième type.
ANCIENT ALIENS
Mantis ange Mantis
Des membres deux fois
trois fois pliés
autant de fois que les jambes
des anges
que les bras
des mantes religieuses,
passent par les même fenêtres
me font paser par le même
effroi
non sainte n'a jamais voulu savoir -
les yeux aux cieux
les yeux aux cieux, 2023
teinture et encre sur tissu tendu sur acier, acier brasuré au bronze, plâtre, bois 41,5 x 50,5 x 11 cm
crédit photographique Raphaëlle Giaretto -
Vraiment passer
Truly Go through (vraiment passer) Installation à la Biennale de Biwako 2025,
crédit photographique : Yuto HIRAKAKIUCHITruly go through (vraiment passer), 2025
Teinture, encre, sel et pigments sur coton, fourreau en soie,
branches de shizo et fil de nylon
(2x) 280 x 135 cm (dimensions variables)Speaking of presence is speaking of absence.
The contours of it defines the dimensions of a hole, a passage. When it is truly open, then you can truly go through. It’s aspect is both one of a cocoon (what is to come) and one of a ghost (what is now gone).traduction:
Parler d'une présence c'est parler d'une absence. Le contour délimite la taille de la faille, celle du passage. Quand il est vraiment ouvert, alors on peut vraiment passer. Il a l'aspect du cocon (ce qui est à venir) et celui du fantôme (ce qui n'est plus).
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Wishbone
Wishbone, 2026
encre et pigments sur satin, lin, acier brasuré au bronze
280x190 cm -
La fleur inverse
La Fleur Inverse (étude i, ii, iii)
Triptyque, pigments et encres sur lin tendus sur châssis
40 x 120 x 2 cm. (40 x 39 x 2 cm chaque)
2025
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Le labyrinthe pour remplir I
Série : Le labyrinthe pour remplir
Année : 2025
Dimensions : 113,5 x 145,5 x 4 cm
Technique : teinture et pigments sur coton tendu sur châssisCette série explore la fonction symbolique et anatomique du labyrinthe. Plutôt qu’un espace clos, il devient un système fluide, un organe irriguant le paysage intérieur. Le labyrinthe est à la fois réceptacle et flux, oscillant entre structure et mouvement.
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