Camille Mazier
Camille Mazier est une artiste contemporaine utilisant la photographie comme outil de transmutation émotionnelle. Née en 1990 à Soissons et diplômée des écoles parisiennes : Gobelins, Renoir et Brassaï, elle vit et travaille aujourd'hui à Marseille.
Son travail photographique se concentre sur des images sensorielles de la nature : matières, textures et présences organiques. À travers une approche contemplative et profondément incarnée, elle tisse un lien entre l’expérience intime et une dimension universelle. Par un processus de transformation personnelle, elle traduit ses bouleversements intérieurs en images poétiques. Ses séries invitent chaque spectateur à se reconnecter à ses propres émotions et à rencontrer son propre paysage mental.
Ses différentes séries ont été exposées notamment à Paris, Marseille, Londres, Sydney & Helsinki.
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Veins and bloodline
Extrait de la série « Il n’y avait pas d’autre issue que le silence »
La série “Il n’y avait pas d’autre issue que le silence” est née de deux séjours hivernaux au-delà du cercle polaire arctique, sur la côte norvégienne, en 2015 et en 2016. J’ai trouvé mon exutoire dans cet environnement glacial, blanc, silencieux, et une mer déchaînée qui dévoilent une lutte des éléments, un univers brutal et sanguinolent. L'hiver comme la fin d’un cycle, qui en commande un autre.
Il n'y avait pas d'autre issue que le silence
alors je suis allée le chercher
aussi loin qu'il le fallait
et encore au delà
pour échapper au monde réel
l'espace d'un instant. -
Escape
Extrait de la série « Il n’y avait pas d’autre issue que le silence »
La série “Il n’y avait pas d’autre issue que le silence” est née de deux séjours hivernaux au-delà du cercle polaire arctique, sur la côte norvégienne, en 2015 et en 2016. J’ai trouvé mon exutoire dans cet environnement glacial, blanc, silencieux, et une mer déchaînée qui dévoilent une lutte des éléments, un univers brutal et sanguinolent. L'hiver comme la fin d’un cycle, qui en commande un autre.
Il n'y avait pas d'autre issue que le silence
alors je suis allée le chercher
aussi loin qu'il le fallait
et encore au delà
pour échapper au monde réel
l'espace d'un instant. -
Snow falls
Extrait de la série « Il n’y avait pas d’autre issue que le silence »
La série “Il n’y avait pas d’autre issue que le silence” est née de deux séjours hivernaux au-delà du cercle polaire arctique, sur la côte norvégienne, en 2015 et en 2016. J’ai trouvé mon exutoire dans cet environnement glacial, blanc, silencieux, et une mer déchaînée qui dévoilent une lutte des éléments, un univers brutal et sanguinolent. L'hiver comme la fin d’un cycle, qui en commande un autre.
Il n'y avait pas d'autre issue que le silence
alors je suis allée le chercher
aussi loin qu'il le fallait
et encore au delà
pour échapper au monde réel
l'espace d'un instant. -
40 years after
(Con)Dolere est une réappropriation de mon deuil, de mon vécu émotionnel, un espace de douleur partagée, et peut-être même une réparation muette. Le mot latin dolere signifie “souffrir”, et condolere, “souffrir ensemble”, est à l’origine du mot “condoléances”.
Ce travail artistique, d’abord conçu comme un hommage à mon père après sa mort, s’est transformé en un geste cathartique. Il renaît aujourd’hui à la lumière d’une prise de conscience : celle d’un mythe affectif que j’avais construit autour d’une figure paternelle, un récit protecteur que le temps, le silence, puis la parole, ont fissuré. Ce que je montre ici, c’est ce qu’il m’a fallu traverser pour m’en libérer.
En 2017, je suis partie sur ses traces dans le Pacifique Sud, au Vanuatu et à Rapa Nui, là où il avait vécu bien avant ma naissance. À Tanna, j’ai accompli un rituel symbolique : verser des feuilles jaunes de ginkgo dans le cratère du volcan, comme un geste de libération et de résilience, un retour à la joie.
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31 o
(Con)Dolere est une réappropriation de mon deuil, de mon vécu émotionnel, un espace de douleur partagée, et peut-être même une réparation muette. Le mot latin dolere signifie “souffrir”, et condolere, “souffrir ensemble”, est à l’origine du mot “condoléances”.
Ce travail artistique, d’abord conçu comme un hommage à mon père après sa mort, s’est transformé en un geste cathartique. Il renaît aujourd’hui à la lumière d’une prise de conscience : celle d’un mythe affectif que j’avais construit autour d’une figure paternelle, un récit protecteur que le temps, le silence, puis la parole, ont fissuré. Ce que je montre ici, c’est ce qu’il m’a fallu traverser pour m’en libérer.
En 2017, je suis partie sur ses traces dans le Pacifique Sud, au Vanuatu et à Rapa Nui, là où il avait vécu bien avant ma naissance. À Tanna, j’ai accompli un rituel symbolique : verser des feuilles jaunes de ginkgo dans le cratère du volcan, comme un geste de libération et de résilience, un retour à la joie.
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(Con)Dolere
(Con)Dolere est une réappropriation de mon deuil, de mon vécu émotionnel, un espace de douleur partagée, et peut-être même une réparation muette. Le mot latin dolere signifie “souffrir”, et condolere, “souffrir ensemble”, est à l’origine du mot “condoléances”.
Ce travail artistique, d’abord conçu comme un hommage à mon père après sa mort, s’est transformé en un geste cathartique. Il renaît aujourd’hui à la lumière d’une prise de conscience : celle d’un mythe affectif que j’avais construit autour d’une figure paternelle, un récit protecteur que le temps, le silence, puis la parole, ont fissuré. Ce que je montre ici, c’est ce qu’il m’a fallu traverser pour m’en libérer.
En 2017, je suis partie sur ses traces dans le Pacifique Sud, au Vanuatu et à Rapa Nui, là où il avait vécu bien avant ma naissance. À Tanna, j’ai accompli un rituel symbolique : verser des feuilles jaunes de ginkgo dans le cratère du volcan, comme un geste de libération et de résilience, un retour à la joie.
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